Une approche de la perception à l'action
Ce qui oriente notre perception
Nous vivons dans un monde saturé de sollicitations, d’informations et de projections. Saturé aussi de désirs fabriqués et de normes sociales intégrées si profondément qu’ils finissent par ressembler à des besoins.
Nous cherchons à prendre de bonnes décisions sans regarder depuis quel état intérieur nous décidons.
Nous parlons de transformation, mais nous voulons souvent qu’elle ne touche pas trop à nos habitudes, à notre confort, à notre manière de vivre.
Nous cherchons à aller mieux sans toujours interroger ce qui nous rend malades.
Et nous cherchons à atteindre des objectifs sans interroger depuis quel endroit nous voulons ce que nous croyons vouloir.
Dans notre vie quotidienne comme dans nos organisations, nous confondons parfois habitudes, confort, besoins réels et besoins construits culturellement. Cette confusion n’est pas morale : elle est structurelle. Et elle façonne, souvent à notre insu, la manière dont nous percevons, décidons et agissons.
C’est là que commence, pour moi, l’écologie intérieure.
Il s’agit de questionner ce que nous considérons comme nécessaire, désirable ou essentiel, et d’apprendre à distinguer ce qui soutient la vie, en nous et autour de nous. L’enjeu étant de faire de notre relation au vivant l’espace depuis lequel nous décidons.
C’est là, en profondeur, que se joue la qualité de perception qui conditionne ce qui devient pensable, possible ou juste.
De la perception à l'action
Comprendre ne suffit pas toujours. On peut multiplier les perspectives et les outils, identifier ses biais, ses émotions ou ses résistances, et continuer à regarder une situation depuis les mêmes repères.
L’écologie intérieure ne cherche ni à dire ce qu’il faudrait faire, ni à changer les comportements.
Il s’agit de créer des conditions d’expérience qui permettent de sortir des fonctionnements habituels et d’entrer en contact avec d’autres manières de percevoir, de ressentir et de penser.
Le corps y a une place essentielle. Comment je me sens ? Comment je respire ? Qu’est-ce qui se détend, résiste ou s’ouvre ? Qu’est-ce que je perçois lorsque je ne suis plus dans mes repères habituels ?
Par l’observation, on apprend à reconnaître ce qui nourrit et ce qui compense, ce qui soutient la vie et ce qui anesthésie, ce qui est juste et ce qui est simplement possible, et ce qui entretient des fonctionnements qui nous enferment.
Cela permet de retrouver un rapport plus direct au réel, à ce qui se joue en soi et à ce à quoi l’on souhaite donner son énergie.
Lorsque la qualité de perception évolue, la manière de décider et d’agir évolue avec elle : d’autres possibilités apparaissent.
« Être en charge de la RSE c’est viser un horizon et devoir composer au quotidien avec des vents puissamment contraires, tenter de s’extraire de la rationalité limitée, qui nous habite toutes et tous, pour adopter une approche systémique, sans y perdre ses repères.
Pour ne pas s’y brûler et garder le cap, cultiver son ancrage intérieur est indispensable.
C’est pourquoi je recommande le travail de Charmille, qui connaît aussi bien nos fonctions RSE que l’univers de l’écologie intérieur. »
Mon chemin d'écologie intérieure
Mon parcours m’a conduite au cœur des entreprises, dans les comités de direction et les projets de transformation, comme sur le terrain humanitaire en Afrique, au contact des conséquences très concrètes des dérèglements du monde.
Toujours cette question : qu’est-ce qui, en nous, rend possibles les situations que nous cherchons précisément à transformer ?
Un cheminement auprès de traditions qui élargissent la compréhension de l’être humain et de son rapport au vivant m’a permis de poursuivre cette question autrement.
C’est de cette rencontre qu’est née l’écologie intérieure que je développe et transmets aujourd’hui.
Cette approche peut se vivre de différentes manières, selon les situations et le niveau d’engagement.